Les clés pour bien vivre l’absence

Quelques petites clés d’organisation et de fonctionnement de la base arrière peuvent nous aider à vivre au mieux l’absence de notre conjoint :

1 – Organiser les week-ends

Bien qu’avec la crise sanitaire, il soit actuellement devenu plus compliqué de bouger, d’inviter du monde, il est indispensable d’établir une programmation familiale. Non seulement, les week-end passent plus vite, mais cela permet également de bien rythmer les mois d’absence avec des étapes qui nous « prouvent » que le temps passe. Le dimanche apparait souvent comme la journée la plus compliquée à vivre pour les conjointes de militaire, la journée sans fin, surtout quand la nuit tombe à 17h et qu’il a plu du matin au soir… Faire en sorte de retrouver une autre femme de militaire, une sœur ou une amie pour une balade, un moment de convivialité change parfois complètement la physionomie de ce « jour le plus long » de la conjointe de militaire.

2 – Mettre en place une logistique béton 

Une bonne organisation pratique du quotidien pendant la période d’absence établit une routine qui rassure et simplifie la vie. Quand un imprévu survient (traditionnel quand le conjoint est absent…), cela prend des proportions moindres si en parallèle on n’était pas déjà débordé par la logistique ordinaire.

3 – Bien dormir 

En accumulant la fatigue, il n’y a pas de secret, on perd en patience et en sérénité. La moindre contrariété, les enfants qui n’en font qu’à leur tête, cela peut prendre des proportions démesurées quand on est fatiguée. Cela peut sembler être un détail, et pourtant s’astreindre à se coucher tôt contribue largement à ce que la journée soit plus paisible pour toute la famille.

4 – Ne pas rester isolée

Bien souvent les familles de militaire avec le jeu des mutations se trouvent très éloignées du reste de leurs familles et contrairement à beaucoup de copines, il n’y a pas l’option « grands-parents » pour parer aux aléas de la vie (grève de l’école, enfant malade, etc.). On ne peut souvent compter que sur soi-même…. Et sur les autres conjointes de mili puisque sans avoir à faire un long discours, elles comprennent et savent ce que c’est que d’être seule. Etant toutes dans la même galère, se rendre mutuellement service change véritablement la vie. Il est donc important de ne pas rester isolée, d’essayer de s’intégrer au petit réseau local de l’unité pour pouvoir s’appuyer si nécessaire sur d’autres conjointes partageant le même vécu.

5 – Prendre du temps pour soi 

Facile à dire mais moins facile à faire ! Entre le linge à étendre, les trajets vers l’école/la crèche, les papiers à gérer, les repas à préparer et j’en passe, si l’on ne s’impose pas ce temps pour soi, il ne viendra jamais à nous ! Il faut bien sûr être réaliste, cela peut-être une soirée par semaine et une après-midi par mois. Mais c’est une question de survie et l’on ne doit pas culpabiliser de prendre ce temps-là, si le linge est étendu plus tard, que l’aspirateur est passé un peu moins souvent ou que les enfants restent un peu au périscolaire ou mangent à la cantine, personne ne vous en voudra. Pendant les absences, c’est encore plus vrai, une maman qui va bien, ce sont des enfants qui vont bien !

Et vous, quels sont vos « incontournables » pour mieux vivre l’absence de votre conjoint ?